Plus de 150 000 enfants sont privés ou ont un accès réduit à l’école en raison de la violence dans le Grand Kasaï dans le sud de la République Démocratique du Congo (RDC).

Depuis le début des violences en août 2016, des attaques ont endommagé 639 écoles primaires et secondaires dans le Grand Kasaï. De plus, de nombreuses écoles servent aujourd’hui de lieu d’hébergement de fortune pour les déplacés. Certaines infrastructures scolaires sont mêmes occupées par les milices ou des forces combattantes. Face à la violence, les enseignants hésitent à se rendre dans leurs écoles.

L’UNICEF rappelle que le 28 juillet 2016, la RDC avait signé la Déclaration d’Oslo sur la Sécurité dans les Ecoles. En endossant cette Déclaration, la RDC s’était engagée à promouvoir et à protéger le droit à l’éducation dans les situations de conflit armé.

Selon l’UNICEF, plus d’un enfant sur dix en âge d’aller à l’école primaire dans le Grand Kasaï a eu sa scolarité interrompue d’une manière plus ou moins longue suite aux violences. Plusieurs écoles de la région ne sont plus opérationnelles depuis plus de 100 jours.

« Même si la volatilité de la situation sécuritaire limite l’accès humanitaire, il faut profiter des moments d’accalmie dans certaines zones pour intervenir et pour restaurer l’éducation, » a expliqué Dr Oyewale : « Une génération entière risque d’être sacrifiée si rien n’est fait pour apporter une assistance en éducation en situation d’urgence ».

Dans le cadre de son programme de réponse à l’urgence pour le Grand Kasaï, l’UNICEF appuie plus de 3600 enfants pour leur permettre de passer le test national de fin d’études primaires, en leur offrant des cours de rattrapage, du matériel scolaire et des uniformes. L’UNICEF a également organisé en urgence la formation de 64 enseignants et a appuyé la réhabilitation de 24 salles de classe.