Le Brexit attise les convoitises : 23 villes au total se sont portées candidates pour accueillir les deux plus grosses agences européennes actuellement situées à Londres, comme l'a annoncé le Conseil européen ce mardi dans un communiqué. Ainsi, 19 métropoles, dont Lille, sont sur les rangs pour le futur siège de l'Agence européenne du médicament (EMA en anglais), qui emploie près de 900 personnes dans le quartier de Canary Wharf à Londres : outre la ville nordiste, Amsterdam, Athènes, Barcelone, Bonn, Bratislava, Bruxelles, Bucarest, Copenhague, Dublin, Helsinki, Milan, Porto, Sofia, Stockholm, Vienne, Varsovie, Zagreb net l'Etat de Malte ont déposé un dossier.

Quant à l'Autorité bancaire européenne (EBA), située également à Canary Wharf, entre les tours des grandes banques anglo-saxonnes, et qui emploie près de 160 personnes de divers pays, ce sont 8 villes qui la convoitent, dont Paris, mais aussi Francfort, où se trouve déjà la Banque centrale européenne (BCE), Bruxelles, Dublin, Prague, Vienne, Varsovie et Luxembourg, qui s'estime légitime puisque la décision du 8 avril 1965 (annexée au traité de fusion des communautés) avait prévu d'y établir les institutions judiciaires et financières européennes... L'EBA est l'autorité qui réalise les fameux tests de résistance aux chocs (stress tests) des établissements bancaires européens.

La date butoir pour les Etats membres souhaitant postuler était le 31 juillet. A partir de là, le processus comprend encore trois étapes (voir infographie en pied d'article). Ainsi, la Commission européenne publiera en ligne le 30 septembre une évaluation des dossiers de candidature, selon différents critères, notamment l'accessibilité du site, la présence d'écoles, le marché du travail et l'accès au soin pour les familles, la continuité de l'activité et un bon équilibre géographique.

Puis, le sujet sera débattu en octobre prochain lors de la réunion du Conseil européen. Enfin, d'ici à novembre prochain, les ministres des 27 Etats membres voteront lors d'un scrutin à plusieurs tours et à bulletin secret, précise le communiqué du Conseil. Ce qui promet une sacrée bataille de lobbying. Et cette partie-là sera réglée exclusivement à 27.

"Le transfert de ces agences est une conséquence directe de la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, notifiée au Conseil européen le 29 mars 2017. Il ne fait pas partie des thèmes de négociation dans le cadre du Brexit mais doit être discuté exclusivement entre les 27 autres États membres de l'UE", rappelle la Commission européenne dans son propre communiqué... (Lire la suite)

 

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