Pourquoi certaines personnes trompent leur partenaire ? Justine vous partage les résultats d'une étude scientifique portant sur l'infidélité des jeunes.

Le sujet du jour est complexe et peut être douloureux : l’infidélité. 

Avez-vous déjà été infidèle à l’un(e) de vos partenaires ?
Si c’est le cas, pourquoi ? Avez-vous des explications particulières ?

L’infidélité a souvent été étudiée par les spécialistes en sciences humaines.

Des chercheurs et chercheuses suggèrent par exemple que plus nous sommes en « détresse psychologique », plus nous aurions de probabilités de tromper nos partenaires (pour en savoir plus, c’est ici).

D’autres soulignent qu’il n’existe pas qu’une forme d’infidélité (et qu’on peut « tromper » son partenaire physiquement ou romantiquement…).

Cette année, trois chercheur•ses (Jerika C. Norona, Spencer B. Olmstead et Deborah P. Welsh) se sont intéressé•es à l’infidélité des « jeunes adultes ». Ils ont voulu comprendre les raisons qui poussaient les vingtenaires à tromper leurs partenaires…

À cet âge particulier, où nous grandissons encore, dans lequel nous essayons de trouver qui nous sommes, comment vit-on l’infidélité ?

Les scientifiques ont interrogé 104 personnes hétérosexuelles « infidèles » (ou, en tout cas, qui ont déclaré avoir avoir trompé leur partenaire dans les six derniers mois – que cette infidélité soit physique ou émotionnelle), d’un âge moyen de 22 ans.

Au préalable, avant de débuter l’expérience, les chercheur•ses proposent aux participant•es de lire un petit texte : celui-ci rappelle à quel point le fait de tromper son partenaire est commun. Avec cette lecture, l’objectif est de mettre à l’aise les volontaires afin qu’ils puissent se confier.

 

Après cette introduction, les scientifiques demandent aux volontaires de raconter leurs expériences romantiques passées et actuelles, d’évaluer leur attachement à leurs partenaires et d’expliquer les « raisons » de leur infidélité.

Les résultats de la recherche, publiés dans le Journal of Sex Research, indiquent que la majorité des participant•es expliquent leur infidélité par une relation de couple qui ne les satisfait plus.

Pour certains, leur besoin « d’interdépendance » ne serait plus comblé (une mauvaise communication de couple, la disparition de la « magie », une absence d’intimité…) et d’autres, à l’inverse, signalent un besoin d’établir une « indépendance ».

Si ces deux idées sont majoritaires, 40% des réponses restantes invoquent d’autres raisons à l’infidélité. Parmi celles-ci, on retrouve la consommation d’alcool, la recherche de quelque chose d’excitant (d’un frisson…), une attraction purement physique, un attrait de la « nouveauté »…

Les chercheur•ses ont poussé plus loin leurs investigations : le style d’attachement de la relation joue-t-il un rôle dans la propension à tromper ses partenaires ?

Selon leurs analyses, deux types d’attachement pourraient être particulièrement liés à l’infidélité :

Pour Jerika C. Norona, il est possible que les vingtenaires trompent leurs partenaires parce qu’ils se construisent, parce qu’ils tentent de comprendre quels sont leurs désirs, leurs objectifs… et, en même temps, comment fonctionne une relation amoureuse, comment un•e partenaire peut être traité•e…

 

En fin de compte, aujourd’hui, la vingtaine est un âge d’exploration et d’expérimentation : « commettre » une infidélité pourrait être une manière de trouver qui nous sommes, de comprendre nos besoins…

Dit de cette manière, tromper deviendrait presque un truc OK – le problème… ce sont les conséquences et les blessures qui peuvent apparaître, pour les trompeurs… et les trompé•es.

Pour les auteur•es de l’étude, la solution réside dans l’éducation de chacun•e : le savoir, c’est le pouvoir, disait Lord Baelish (bah quoi ?).

En sachant que nous sommes dans une période d’expérimentation, que nous sommes....(Lire la suite)

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